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| Modélisation et cartographie de l'aléa d'éclosion d'incendies de forêt |
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Ce projet est géré par la convention MAAPAR-DGFAR 61.45.80.31/04 entre :
- la Direction Générale de la Forêt et des Affaires Rurales du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Afaires Rurales
- le Cemagref Unité Ecosystèmes Méditerranéens et Risques
- l'agence MTDA Agence conseil en environnement
- l'Institut Méditerranéen d'Ecologie et de la Paléo-écologie de l'Université d'Aix Marseille III
- l'Equipe Prévention des Incendies de Forêt de l'Unité de Recherches Forestières Méditerranéennes de l'Institut National de Recherche Agronomique
La convention 61.45.80.31/04 d'une durée de vingt-quatre mois a été notifiée le 3 mars 2004 |
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| Objectifs, contexte, enjeux |
Les zones de contact entre espaces naturels et anthropiques, appelées interfaces, ont tendance à se développer fortement et à accroître le risque d’incendie pour au moins trois grandes tendances complémentaires que l’on peut souligner :
- l'abandon de certaines pratiques culturales a permis la colonisation, par des essences forestières, d'anciennes terres vouées initialement à l'agriculture ou l'arboriculture, rendant les espaces forestiers de plus en plus étendus et contigus,
- ces espaces forestiers sont de moins en moins exploités et entretenus, la biomasse végétale sur pied s'accroît, devenant ainsi plus combustible,
- l'accroissement de la population consomme les espaces agricoles et forestiers à un rythme soutenu et les projections démographiques prévoient une croissance de 20% entre 1990 et 2020 pour le sud de la France (Source Sud- INSEE, mai 98).
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| Description sommaire de la méthodologie |
La cartographie des interfaces:
- Caractérisation des différents types d’interfaces où l’on observe de nombreux départs de feu (réseau routier, zones habitat/forêt, lignes électriques, zones de travaux forestiers et agricoles…) , à partir de l’analyse des données de télédétection et
complété d’une étude de terrain
- Mise au point d’un procédé reproductible de classification d’images numériques pour
cartographier ces interfaces. Différents outils seront testés et comparés : segmentation de l’espace en zones homogènes, méthodes de rehaussement d’images, algorithme d’agrégation de pixels selon des paramètres de distance spatiale et spectrale.
· Caractérisation, dans un mode de représentation vectorielle, des unités spatiales en contact. L’analyse de la fonctionnalité de ces espaces nécessite une approche multicritère à la fois statique (identification des structures) et dynamique (identification des interactions).
L’amélioration de la connaissance des causes de départs de feu et des mécanismes
- Inventaire bibliographique approfondi sur l’analyse des mécanismes de déclenchement des feux involontaires (accidents ou imprudences) et sur leur
occurrence spatio-temporelle
- Saisie des informations contenues dans les rapports de police et de gendarmerie disponibles
- Analyse statistique multidimensionnelle, sur au moins une décennie entière, des données relatives à la totalité feux passés et à leur environnement d’éclosion
- Étude de terrain au cours d’une saison entière, avec recherche et repérage précis (GPS) du point d’éclosion, description de la végétation existante et
enregistrement de la cause (ou des causes possibles)
- Élaboration des fonctions spatiales de probabilité à partir des résultats obtenus dans les phases précédentes
La détermination d’une typologie traduisant l’inflammabilité de la végétation
- Par échantillonnage, des relevés de terrain et des prélèvements de la litière associée à chaque type de végétation présente sur ces types d’interface seront entrepris
- Les mesures d'inflammabilité pour deux teneurs en eau caractéristiques sèches à l'air et anhydre permettront une hiérarchisation des types de litières selon leur inflammabilité
- Les mesures de la propagation du feu dans des lits de combustibles hétérogènes permettront également de hiérarchiser les types de litières
- A chaque type de végétation sera associé un niveau d’inflammabilité
Inventaire des différents types d'intervention de l'homme en matière de DFCI
- Une recherche bibliographique sera menée pour identifier les possibilités d'intervention de l'homme en matière de DFCI, sur les causes, les mécanismes de
mise à feu et sur la végétation
- A partir d’un inventaire des interventions possibles quelques scénarios pourront être définis. Les résultats seront alors intégrés au modèle dans la tâche suivante
Modélisation et cartographie de l’aléa d’éclosion, scénarios possibles d'évolution de l'aléa selon les interventions humaines
- En croisant les différentes couches de données obtenues précédemment, un modèle donnant la probabilité de départ de feu dans chaque interface sera créé et la cartographie sera réalisée
- On définira des conditions de la modélisation en choisissant de se placer dans un contexte moyen avec une saison ou des conditions météorologiques déterminées. Le croisement des différentes couches de données (occupation du sol, causes, points d’ignition, inflammabilité de la végétation) sera élaboré sur SIG. Il mettra en oeuvre un modèle de type semi-probabiliste utilisant les données historiques, les résultats de
l'expertise et de l'expérimentation. On cherchera à établir cinq classes d'aléa.
- Le modèle pourra être validé par l'étude des feux à venir. La collecte de ces nouvelles données permettra de connaître plus précisément la source, la localisation du départ de feu ainsi que la végétation en place
- Ces données viendront renseigner une base de
données géoréférencée. Un échantillonnage statistique
des feux survenus permettra la vérification de leur
appartenance à une classe d'aléa dans un type
d'interface donné. |
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| Principaux résultats |
- Méthodologie de caractérisation des interfaces espaces anthropiques/naturels liées au risque incendie de forêt et leur cartographie « semi-automatique» sur de grandes surfaces.
· Tableaux croisés occupation du sol / causes possibles de départ de feu et causes/mécanismes de départ de feu. Cartographie des points d’ignition
et des causes des feux passés
· Définition des couples types d’inflammabilité / types de combustible à l'égard de la probabilité d'éclosion d'un feu et hiérarchisation des couples types de litières / types de combustible. Cartographie de la végétation combustible et de son inflammabilité.
· Un ou plusieurs modèles selon les conditions de simulation et cartographie de l’aléa d’éclosion dans les interfaces. Définition de scénarios liés aux interventions possibles de l’homme qui seront intégrés dans le modèle. Evolution de l’aléa d’éclosion étudiée à travers les scénarios choisis. |
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| Partenaires (ordre alphabétique des organismes, en gras coordinateur) |
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Agence MTDA
Cemagref
IMEP-UAM3
INRA-URFM-PIF | Daniel ALEXANDRIAN
Marielle JAPPIOT, Corinne LAMPIN, Jean-Jacques TOLRON
Thierry TATONI
Claude MORO, Jean-Charles VALETTE |
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